Depuis plus de 1000 ans, on produit dans golfe du Morbihan, à Guérande, et à Noirmoutier, du sel marin,
l’or blanc,
par évaporation sous le soleil de Bretagne. L’exploitation se faisait sur les
baules, ou
laisse de mer, vastes espaces sableux
transformés par le travail de l’homme en marais salants, ou
salines.
Le souverain, duc de Bretagne ou roi de France, les mettaient gracieusement à la disposition de particuliers, généralement pour services rendus.
On comptait ainsi dans le golfe du Morbihan une cinquantaine de salines totalisant plusieurs centaines d’hectares,
qui produisaient chaque année plusieurs milliers de tonnes de sel cristallisé, et qui enrichissaient
les propriétaires et les paludiers chargés de leurs exploitations. Jusqu’à la Révolution, les producteurs de sel breton étaient pratiquement
exemptés de l’impôt sur le sel, la fameuse gabelle. Mais celle-ci fut rétablie en 1806 par Napoléon, et maintenue depuis jusqu’en 1945.
Elle entraîna avec elle le développement de fraudeurs (les faux-sauniers), la mise en place d’un important corps militaire répressif
(les gabelous), et pour finir la disparition des paludiers.
Pour des raisons tant économiques que sociales et, à l’exception de la Presqu’île
guérandaise et de quelques tentatives isolées dans le Morbihan, la production du sel breton n’a jamais réellement repris, ce qui est bien dommage
(mais cela peut encore changer !).
Tout ceci est bien expliqué dans l’exposition du Plessis-josso...